Welcome to Myanmar – Bienvenue en Birmanie : visitons Rangoon


Birmanie, Non classé / Friday, December 8th, 2017

Chers amis lecteurs, nous voici arrivés en Birmanie. 

(Mais au fait, on dit Birmanie ou Myanmar ???)

En 1989, la junte militaire, dirigée par le général Ne Win, a changé le nom “Burma” (nom du pays en anglais), en “Myanmar”, et rebaptisé un certain nombreux de lieux comme : Rangoon (désormais appelé Yangon), Moulmein (devenu Mawlamyine), Karen (Kayin) ou encore Irrawaddy (Ayeyarwady).

Cette réforme qui avait pour objectif principal de rompre définitivement avec le passé colonial du pays, a cristallisé autour d’elle, un important débat idéologique et politique. En effet, pendant de nombreuses années, le fait de continuer à utiliser le mot “Burma”, en lieu et place du mot Myanmar, fut érigé comme un signe d’opposition au régime en place.

En réalité, Myanmar n’est que la version anglophone du nom de la Birmanie. Cette réforme ne concernait ni le birman, ni les autres langues.

Ainsi en français, nous sommes donc toujours censé utilisé le mot Birmanie. Et même si les deux appellations: Birmanie ou Myanmar, sont admises, l’appellation Myanmar est en fait un anglicisme.

En 1994, l’Académie française a rappelé dans ce cadre que : ” d’un point de vue linguistique, rien ne saurait justifier l’emploi en français de Myanmar pour Birmanie … 

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Après cette minute de linguistique, je vous propose d’en découvrir un peu plus sur la Birmanie. 

La Birmanie est un pays d’environ 53 millions d’habitants, dont la capitale Naypyidaw est connue à travers le monde comme étant gigantesque (6 fois comme New York) mais complètement vide

La Birmanie est partagées : en 7 régions regroupant la communauté des “Birmans“; et en 7 états correspondant aux autres ethnies reconnues par le gouvernement : les Shans, les Môns, les Karens, les Karenni, les Chins, les Kachin et les Arakanais (Rakhine).

L’Etat Rakhine est tristement connus pour être actuellement le terrain d’affrontements particulièrement violents entre les communautés bouddhistes et les minorités musulmanes.

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Pour être tout à fait honnête avec vous, à notre arrivée, nous sommes stupéfaits par la Birmanie. Dans notre imaginaire, la Birmanie était un pays peu développé, marqué par des années d’un régime politique dictatorial, difficile d’accès, rudimentaire, etc…

Mais lorsque nous arrivons à Rangoon, nous tombons sur quelque chose de totalement différent, de ce que nous avions pu imaginer.

La ville est propre, les infrastructure sont modernes, on y trouve de tout …

des boulangeries avec du vrai pain (oui, oui, il existe du faux pain… ) et des pâtisseries de fou  …
et même les écouteurs Xaomi fétiches de Fabrice, qu’il avait perdus en route et qu’il tentait désespérément de retrouver depuis plusieurs semaines. :-))

On va pas se mentir, c’est pas Londres ou Paris non plus, mais quand même, c’est pas mal, par rapport à ce qu’on peut trouver dans d’autres pays d’Asie du Sud Est.

Et puis il y a l’atmosphère ! Les Birmans sont incroyables. De tous les pays que nous avons pu traversé au cours de ce voyage, ou même au cours de notre vie, je pense que nous n’avons jamais vu des gens aussi agréables et souriants que les Birmans.

Un petit aperçu ?

 

La pagode Shewdagon

La pagode Shwedagon est un stûpa situé sur la colline de Singuttara à Yangon. Il s’agit de l’un des principaux lieu de culte bouddhiste du pays.

L’endroit est gigantesque, on y croise quelques touristes, mais aussi de nombreux fidèles venus prier sur le site. Le principal stupa est entouré deplusieurs dizaines de petits temples, chaque temple ayant son Bouddha.

Comme dans la plupart des temples bouddhistes, nous nous déchaussons pour entrer et devons avoir les épaules et les jambes couvertes.

 

Le marché de la 26ème rue :

A Rangoon, nous posons nos bagages dans le quartier de chinatown, au sud de la ville. Le quartier est animé, petits restaurants, boutiques, et petits commerçants de rue. Chaque jour, a lieu le marché local de la 26ème rue.

Le quartier colonial :

Rattaché à l’Empire Britannique en 1886, la Birmanie obtient son indépendance le 1er Août 1943.

Il reste cependant dans les rues quelques vestiges de l’époque coloniale. Moins impressionnant qu’à Georges Town (Malaisie) par exemple, ces vestiges donnent, malgré tout, une couleur toute particulière à la ville.

Le parc de l’Indépendance !

 

Le parc d’attraction abandonné :

Avec un petit goût d’interdit, nous partons pour une exploration urbaine dans un parc d’attractions abandonné se situant en plein cœur de la ville.

Si le lieu est indiqué sur maps.me (l’application indispensable au voyageur), encore faut-il en trouver l’entrée. Après nous être fait déposer sur la route principale, nous nous mettons à la recherche d’un passage nous permettant de pénétrer dans l’enceinte du parc. C’est finalement, à l’entrée de la rue, prés du Zoo, que nous tombons sur une sorte de vieux parking, et au détour d’un gros pilonne électrique, nous trouvons la brèche nous permettant de nous introduire dans le parc.

A part nous, les moustiques , les chiens errants, et quelques jeunes du coin se servant du parc comme d’un squat, l’endroit est totalement désert. Bien sûre, d’autres sont passés part là avant nous, mais peu importe, l’excitation de l’interdit aidant, nous avons l’impression de vivre une aventure extraordinaire. 😉

Nous nous frayons donc un passage dans la végétation qui a repris ses droits, et découvrons ces vieux manèges abandonnés.

Quel endroit étrange ! Comme si la vie s’y était arrêtée d’un coup. Nous avons l’impression de nous trouver dans un monde post apocalypse.

 

Après ces quelques jours surprenants à Rangoon, il est temps pour nous de prendre notre bus de nuit direction Bagan…

Ce coup de cœur pour la Birmanie se confirmera t-il ?

A suivre …